14.10.11

14 octobre 2011

Alors, voilà l'amour! Cette attitude tant attendue, cette « acception de ce que la vie à offrir » comme je l'ai si souvent décrite dans ce carnet. Me voilà, à ces bras, me voilà, geignard comme le « chien » que je ne voulais pas devenir, comme la main que je ne voulais pas être, celle qui quémande, celle qui supplie. Me voilà à ses pieds, me voilà à genoux, moi, la créature de Solitude, moi la créature solaire, le fantasque!
Je dis Non. Je dis Non.
Cela ne peut être l'amour.
Tant d'attentes. Déceptions. Oui, c'était prévisible. C'était évident.
Je voudrais qu'elle me sois soumise — je la préférerais faible, mais non, je suis celui qui tremble à chacun de ses mouvements, je suis celui qui désire l'armistice. Elle partira, un jour ou l'autre.
Et quelle douleur que j'ai au coeur maintenant! Je voudrais qu'elle me sois « attachée ».
Rions, rions, oui, vie misérable, petite créature, pauvre Enfant, rions de toi, de tes gémissements, tes soupirs « amoureux », tes passions, cette Fièvre. Rions, car bientôt il te faudra pleurer.