18.5.11

Grandes (illusions)

J'ai arrête d'écrire dans ce carnet par haine. Je n'écrivais plus par pudeur aussi. La haine, c'est toute ce ressentiment, cette marque de faiblesse, ces « je veux en finir » qui ne cesse de pourrir ma vie. Oui, il est terrible de vivre ma vie, mais je ne peux pas supporter le fait que je me plaint alors que d'autres n'ont rien (ou presque) et s'en sorte, et vivent! Qu'ai-je donc? Pourquoi ne puis-je me prendre en main, faire du sport, maigrir et me sentir bien dans ma peau? M'aimer?

J'attends des autres ce que je ne suis pas capable moi-même. J'attends leur amour et leur respect alors que je ne m'aime ni ne me respecte.

La pudeur, c'est parce que je ne veux pas qu'on me voit ainsi. Je ne veux pas qu'on découvre cette âme! Je veux qu'on se souvienne de moi comme d'un homme courageux, d'un homme qui s'est battu. Je veux vivre pour ce combat, cette lutte, cette joie!

Peurs. Que ces espoirs (voyage en Europe, fin du BAC et possible maîtrise) ne soient que des illusions auxquelles je m'accroche. Je n'ai pas le courage de faire ce qui doit être fait. D'agir. De changer ma vie.

Essayons, oui. Essayons mon âme de vivre un peu.