
Je note ici quelques idées qui me sont venu durant les derniers jours quant à l'écriture.
1. Il faut tout détruire et réintroduire une nouvelle forme de narration où le poème et la prose se complètent. Je ne vois pas pourquoi je devrais choisir enter deux formes de création, alors je me dis que l'essentiel est de continuer à créer en faisant confiance en mon instinct. Puisque tout a été dit et redit, il ne reste peut-être qu'à trouver une manière personnelle de le dire? Le besoin de communiquer est si obsédant pour le créateur, mais en même temps, il est paradoxal de voir qu'il vit dans un désert où seul sa pensée trouve écho. Je ne prétend pas réussir du premier coup, mais j'y travaille. La nouvelle est un excellent moyen pour cela car elle me permet de percevoir très rapidement ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, par la suite, je pourrais peut-être le mettre en pratique dans un roman.
2. Le Triptyque féminin. Une toile en trois temps qui s'intéresse à la femme et à la féminité. Ce qui est sûr c'est que pour l'instant, l'idée de trois histoires est relié à trois « positions »: la mère, l'amante et la fille. J'y reprend le principe de destruction temporelle et la mise aux abîmes (-suppression-) des décors ainsi que de l'introduction des personnages (ils n'auront pas de nom) et un éclatement de la ponctuation pour en faire une suite proche du courant de conscience (où je pourrais facilement poétiser certaines pensées).
3. Un collectif. Une note sérieuse à ce propos c'est que je dois encore trouver le temps nécessaire, mais l'idée m'est venu de rejoindre les inspirations communistes qui ont vu la naissance des groupes comme le Théâtre du Travail (les acteurs n'étaient pas payer, la présentation était publique et gratuite, etc...). Cet esprit du « travail » artistique me plait. Je crois que l'art n'a pas de prix et doit véhiculer librement, sans être encombrer par un nom (poème, prose, traité, etc...), un courant, un prix, etc.
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Dernièrement, j'ai écouté Les Étreintes brisées d'Almodovar. Des scènes saisissantes. Le plan des tomates. Le plan des amoureux basé sur les Amants de Magritte. Le cadrage et la lumière sur Pénélope Cruz qui devient, en soit, une oeuvre d'art. Ce rouge poignant et sincère, qui devient une signature en soi. Même cette idée un peu surréaliste du film, à l'intérieur d'un film. Bref, toujours une impression que le film, par l'image, s'approche d'une certaine mouvement poétique très symboliste. Avoir les connaissances et les moyens, je m'essaierai à prendre quelques plans pour accompagner des nouvelles. Je me prend à rêver de mettre en image le Triptyque.