21.4.10

Être dans le non-être


Le roman que j'entame devra répondre aux réflexions que j'ai eu depuis la dernière année qui s'inscrivent sur deux axes; l'un, plus littéraire, l'autre, plus moral (ou existentielle). Les exposer ici, je le sais, ne servira pas à y apporter des réponses, mais me permettra enfin de planifier mon écriture. Certains auteurs travaillent en suivant le principe de la création intuitive: on doit laisser l'inspiration faire son oeuvre, sans aucune censure. Pendant longtemps, je voyais l'écriture ainsi. J'ose maintenant croire que oui, ce principe est louable, mais que même dans le feu de l'action (lorsqu'on a enfin trouver le puits où jaillissent scènes, interrogations, paroles, comme venu d'un autre monde), il faut guider notre écriture, lui donner un sens, une raison. Je crois que le cheminement menant à l'écriture, ou tout simplement à la création, suit une logique proche de ce qui se passe dans nos vies. Dans une oeuvre, à un moment, il y a une crise existentielle où l'oeuvre se cherche, cherche sa voie, son identité, sa raison d'être. C'est pour cela je crois que je ressens maintenant le besoin de définir cette raison pour ce roman qui est, sans être réellement.

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Sens littéraire: 1) apporter une nouvelle vision de l'intériorité du personnage, 2) marier -et c'est essentiel- poésie et roman. Je ne sais pas encore comment faire ce dernier point. Mais essayons quand même. 3) Premier (ou second) oeuvre du Cycle de l'I.
Sens moral: Répondre au sens du Cycle de l'I. Choix des possibles et de l'impossible.

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Réflexion qui m'est venu à la suite de la lecture de ce texte:

« L'amour est une maladie de l'âme plus que de l'esprit. On vous demande d'aimer, oui, mais d'aimer sous certaines conditions et dans une certaine limite -que la société impose-, et c'est là, à mon sens, que nous perdons tout le sens de ce mot. Je comprend très bien votre « réaction allergique », c'est le combat entre l'âme qui parle et l'esprit qui agit.

À 22 ans, je prie de vivre cet instant unique, mais, en même temps, je reconnais, de plus en plus, que mes sentiments en sont de déraison et de désamour, et donc les symptômes d'une maladie, d'une névrose pour l'autre.

L'essentiel, c'est de vivre avec soi avant de vouloir vivre avec un autre. »
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Dans mes oreilles: Tornedo - Jonsi.

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