
© Jan Sibik
«C'est donc ici que les gens viennent pour vivre? Je serais plutôt tenté de croire que l'on meurt ici. » (Les cahiers de Malte Laurids Brigge, Rainer Maria Rilke)
Je rêve de voyages, d'étendues désertiques là où l'homme renaît sous les pâleurs du soleil; je rêve de pacifier le coeur des hommes, de guérir leur âme et de changer leur visage devant le monde: car oui, il y a guerres et souffrances, mais si chaque homme peut s'occuper de changer sa propre peine en une source de motivation pour éviter à un autre les mêmes dommages, alors il existe l'espoir. C'est cela, c'est cette mince et fragile ligne sur laquel la vie, l'univers entier (se) repose.
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La nature s'offre de nous rappeler la fragilité de l'existence humaine. Des hommes meurent, c'est certain, et rien jusqu'à nos jours n'a réussi à nous défaire de ce cycle. La science, la médecine et les nouvelles technologies sont devenus des appuies sur lesquels nos sociétés se basent pour rompre cette condition qui est notre humanité. Ce qu'il faut, c'est appréhender la vie avec un regard neuf: peut-être que les hommes les plus pauvres de notre planète sont également ceux qui sont les plus riches. Dans leur souffrance quotidienne, ils en sont venus à considérer la mort comme étant une chose allant de soi. Ce n'est pas une anormalité. C'est ce qui nous touche le plus dans ces cultures. C'est cette acceptation de la vie dans son entièreté que je recherche, qui me fascine encore. Peut-être qu'ainsi, je réussirai à mon tour à trouver ma vie, à lui donner un sens intemporel, qui dépassera ma mort.
Plus que le monde, plus que l'homme, il s'agit de me changer. Le reste, je crois, est une utopie. En travaillant à me rendre plus heureux, à m'ouvrir à l'amour qu'il y a dans l'univers, à sa souffrance aussi -car « Si l'homme reconnaissait que l'univers lui aussi peut aimer et souffrir, il serait réconcilié. »- alors je serais en paix avec lui, avec l'homme et avec moi-même.
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Des avions, des moteurs, des hommes qui courent et puis le survol d'une terre aride, de l'Afrique peut-être ou encore du Moyen-Orient. Je me vois à travailler avec des hommes que le monde a brisé. D'où me vient cet élan quand je vois les pays comme le RDC qui souffrent de l'indifférence occidentale, de la faim dans le monde qui sévit, du VIH qui tuent des centaines d'enfants et de mères, des viols, du trafic sexuel et de l'esclavage sur lequel on base notre mode de vie, notre propre quotidien? Je voudrais me déchirer les os afin de souffrir comme souffre ce monde, comme il aime aussi, mais nous y sommes tellement sourd maintenant. Tout m'appelle au départ, tout me retient.
4 discussion(s):
Chaque fois que je regarde cette photo, je fais le même constat : je la trouve très belle.
Même impression pour le texte. Que de beaux et nobles rêves.
En te lisant,je ne peux m'empêcher de penser à La quête de Jacques Brel, à son"impossible rêve".
Et je te souhaite, si pas d'atteindre "l'inaccessible étoile", de t'en approcher le plus possible.
Je te souhaite beaucoup d'autres étoiles, celles qui brillent dans les yeux, le cœur et aussi dans l'âme.
Des étoiles et des rêves tout au long de ta vie.
"Tout m'appelle au départ, tout me retient."
Un jour tu largueras les amarres, j'en suis certaine. Il y a un temps pour chaque chose. Sois patient, ce temps-là viendra.
La patience est une vertu que je n'ai pas, il faut cependant attendre: c'est l'attente qui me tue le plus. L'attente de quelque chose qui, peut-être, n'arrivera pas.
Je crois qu'attendre est un luxe qu'on se donne. Le monde, lui, n'attend pas. Et c'est vers lui que je me sens attiré...
"L'attente de quelque chose qui, peut-être, n'arrivera pas."
Ou qui, peut-être arrivera.
Tu n'en sais, à l'heure actuelle, fichtrement rien. Alors pourquoi voir les choses toujours de façon négative ? C'est l'histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein, selon le regard qu'on porte sur lui. Et si on ne peut pas changer les choses, on peut changer sa façon de regarder.
Non, attendre n'est pas un luxe. Il faut neuf mois de gestation pour un bébé et combien d'années pour grandir et devenir un homme ?
Certains d'ailleurs n'ont pas assez de toute une vie pour le devenir.
De même, quand on plante un arbre, il ne donne pas tout de suite des fruits...
Tu as plein de désirs, d'envies qui partent dans des directions différentes. Il faut bien faire des choix, un après l'autre. Tu as choisi de poursuivre d'autres études. Qui sait où cela te mènera ? Patience donc...c'est aussi un art.
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