11.2.09

11 Février

La mort. 

L'esprit humain ne peut admettre qu'il n'y ait pas de motif à son existence. Nôtre aliénation vient de nôtre désir à régir la vie, à lui procurer un sens humain, mais la vie est en dehors de l'Homme.  Travailler avec des malades et des mourants, les côtoyer, les nourrir, les changer, les aimer, les envier, tout ça me force à voir la fragilité de l'espèce humaine. 

Dans nos cours, on parle de l'empathie, d'accompagner l'autre, de l'aider, de lui tendre de la main, lui démontrer qu'on est avec lui. Il ne faut pas, surtout pas, faire dans la sympathie: l'aidant ne doit pas vivre les émotions du « client/famille », cela est totalement contre-productif, cela ne sert à rien. C'est la base même de toute relation d'aide. 


*Mme Lecrec, morte, seule, à 82 ans à la suite d'une ICC. 
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Nouveauté. 

« Les corps pleins. Nouvelles et autres récits de l'impossible ». 

Suite de nouvelles. Expériences littéraires. Je désire étudier le temps, modifier et juxtaposer des épisodes anachroniques. Noirceurs. Solitude. La mort. Le corps, comme point d'ancrage des événements, des situations, des doutes, des désirs et des hontes. 

Les récits de l'impossible? Situations où « vivre est impossible ». Extraits bientôt.