23.1.09

22-23 Janvier


L'agir.

Je me questionne de plus en plus sur les actions que je pose dans le quotidien. Je me demande les raisons, la noblesse ou la paresse qui me pousse à faire ceci au lieux de ceci. Est-ce moi qui fait ou la société qui me demande de faire, d'accomplir? Et si je ne fais rien, cette culpabilité. Le drame n'est pas dans l'inaction, il est dans l'impossibilité de ne pas agir, de ne pas choisir. Le choix? Quelle choix? 

~°~

Je n'ai pas l'impression de vivre, de construire une vie. La seule impression qui reste est la fuite du réel, l'irréalité de mon existence. Pire, je ne peux supporter le misérable, le puéril et la honte qui la fait. Pourquoi suis-je si éloigné de ce que je veux être? 

Je ne supporte pas cette vie! Seulement, je me dois de le faire, je me dois de sourire, de me convaincre que tout ceci tient de ce qui est réel, de ce qui est et non de ce que je voudrais que ce soit, de l'interprétation que j'en fais. La seule amitié que j'entretiens est avec M. Et je trouve un moyen de lui en vouloir, je trouve un moyen de ne pas supporter son affection, son réel intérêt pour moi, sa fidélité et cela seulement parce que lui, il est heureux. Quel ami suis-je? Quel ami puis-je être que d'envier le bonheur d'une personne que j'aime? Quel frère ou fils pourrais-je être? Quel homme donc, puis-je devenir? 

On m'a déjà accusé de ne pas finir ce que je commence. Cela est vrai, cela est totalement vrai, pourtant je le nie. Je nie une réalité qui me fait, me fait déjà. Je subis ce que les autres veulent que je sois, cela réconforte mon ego, le nourris et apaise ses craintes. La vérité est horrible, la vérité est impossible à admettre. Je suis si faible, si ingrat, si faux. Je me dis que l'écriture est ce qui me sauve, mais en vérité c'est l'idée que je me fais de mon écriture.  

Je ne mérite pas votre pardon ou encore votre pitié, je ne mérite pas votre amour car je ne vous aimes que mal, dans le mal, par le mal. 

Peinture: Herman Nitsch