9.11.08

Mourir de toi (*en composition*)

Cette rivière qui t’habite, ce le long dessin des rayons sur ta joue, cette grande ombre accumulée au coeur de ta pupille. Ce champ humide où nos respirations matinales séparent encore le jour du soir, ces glissements chauds des corps, ce tremblement que tu occupes. Cet oiseau dans le fond de ta gorge, ce beau cris naïf et tendre, cet appel heureux aux heures bleus.

            Cette petite mort latente à ton approche.

Ces grands traits lumineux, ce manteau de rouge sur le rose de tes lèvres, cette main qui efface nos séparations diurnes. Cette brise de peau, cette émiettement de toi partout, dans chaque paysage, dans chaque tableau, ce vol léger dans ton pays. Cette saison chaude sur ta poitrine...