5.10.08

Sans titre

Saw, automne 2008

Aux quelques soubresauts du rond blanc qui se font et défont à chaque nuit, une étoile courbe dans les recoins de nos entrailles et nous gémissons seuls. Et la parole patiemment longtemps horriblement s'efface(-soudain, dire n'est plus! et nous mimons des défaites et des douleurs inconnues à ce jour). Les ombres du jour éclatent sur nos dermes rosâtres, nous nous écoutons dormir dans les étreintes fantômes d’une attente qui jamais ne s’assouvira. Et nous clignons des yeux, nous mutilons nos rêves éveillés afin de ne jamais plus gémir d'absences.

3 discussion(s):

Nina louVe a dit…

balbutiment d'âme, c'est bô ça.

j'avance, me retire. désire. je le fais d'habitude en silence.

voilà, ai planté mon balbutiment, mon âme a un tite place dans la casa.

à plouss !

Nina louVe a dit…

"le silence est un trou bruyant" de ton texte sans titre ci-bas , miam !

ouuuuuùuu ! que c'est joliment fort, le bruit du silence.

t'es bô.

Tristan R. Lemaure a dit…

Heureux de savoir que ça te plais Nina! :) Ils feront parti du recueil que j'essaie d'écrire... Qu'en penses-tu à date?