8.9.07

Petite suite

Ma vie est une suite d’événements juxtaposés, l’une à la suite de l’autre, qui ne semble pas avoir de lien entre ce que je suis et ce que je fais. Je crois que mon âme entière se tient clos dans mes nerfs optiques, elle attend, observe, note, calcule, mesure les chances de, les risque de, entreprends des hypothèse sur, mais ne peut rien faire de concret.

Plus j’y pense, plus je crois que je finirais ma vie comme je l’ai commencé, les lèvres clos, le corps en fœtus, la peur dans les yeux, les mains refermés autour de ma corde, presque étranglé par (On finira tous pendu!), la peau ridée, crasseuse, le cœur faible, aucune respiration, le vide totale. Le doute. Suis-je plus vivant que mort? Ou plus mort que vivant? Sans défense contre le monde extérieur.

On me regardera, m’examinera, sur toutes les coutures, essayer de comprendre, de trouver, de voir si anomalie il y a. Moi, avec mes gros yeux sombres, je me sentirais étranger à tout ça, à cette vie. Pourquoi m’a-t-on amener ici? L’avais-je souhaité? Je ne m’en souviens plus. Laissez moi repartir. Vite!

Regardez moi, bon dieu, j’ai l’œil humide (et il l’est toujours). J’ai le souffle court (je ne sais pas comment respirer). Un cœur malade. Des alvéoles pulmonaires calcifiés par la fumée et la pollution. Je sais que je vais mourir très jeune. Je l’ai toujours sût. Mon âme! Mon âme! Je l’ai perdu, ou il se cache de moi. Pourquoi? Peut-être m’a-t-il déjà quitté pour aller là haut?