
Alors les jours ouvrent leurs grandes ailes grises et habillent ton esprit de la maussade et perpétuelle nausée des jours qui se suivent, mais se ressemblent; ta tête vole en éclats. Ils sont beaucoup à croire en la lumière, ne sachant pas la valeur de ces choses lumineuses qui pendent dans la nuit intérieure. Ton mur est une cacophonie d’expressions silencieuses, de bruits et de cris noyés sous la forme de photographies. Tu fumes plus que tu ne le voudrais, tu meurs toujours un petit peu, avec une grande joie dessinée sur tes lèvres sèches. L’eau vient à manquer dans tes rivières en forme de yeux, mais tu te dis que le printemps les remplira à nouveau d'un mystérieux liquide chaud et salé venu d'un océan lointain, peut-êtrel'amour de ta vie,l'amour de la vie.
Exister dans un monde mort.
L'horreur de la vie, c'est qu'on ne se rend compte de votre existence qu'une fois que vous n'existez plus.« Combien de vies dans une vie? », disait l'autre. Je réponds: combien de morts pour une vie?
1 discussion(s):
Touchant.
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