Il me semble que la première ébauche d'Intérieurs à quelque chose de limité. L'idée étant de présenter Rose par l'intermédiaire de sa fille, Camille, elle-même victime durant l'accident qui a tué son fiancé (mari?), Félix, son père et sa mère. Les souvenirs se distillent à travers elle, mais je n'arrive pas à répondre adéquatement à la question: comment vit-elle ces souvenirs en étant Rose. Et puis, le comportement de Rose est une faiblesse dans la narration, elle doit cependant être l'élément déclencheur...
Et puis, les McArthur: Antoine, fils de Jeffrey et d'Annette, qui hérite de la maison Frontenac. Il me vient à l'idée de faire un lien avec ce procès, celui Cathie Gauthier-Lachance.
« Nous sommes fatigués de vivre dans un monde sans valeur, fatigués de faire semblant que tout va bien. Ce n'est plus réaliste de croire à un avenir meilleur pour les enfants. »
Non que cette histoire sorte de l'ordinaire; pour moi, il est clair que ces suicides familiales sont les symptômes de la névrose chronique de la société actuelle, mais, il y a là un thème profondément humain. Le meurtre d'enfants a toujours été taboue, surtout les siens.
Quoiqu'il en soit, il y a aussi quelques idées qui me viennent pour La Fièvre. J'avais laissé le manuscrit prendre un peu de poussières, m'exerçant à trouver une nouvelle approche. Je vais peut-être m'y remettre. Je verrais.
L'écriture de la pièce pour S., aussi, m'occupe par l'approche que j'en fais. Dois-je continuer en prenant parti que ce que j'ai écris jusqu'à maintenant a une quelconque valeur? J'ai la terrible impression d'être limité, de me répéter dans le ton et le style. Encore là, j'ose croire qu'on ne m'en voudra pas d'avoir pour occupation réelle, le contenu et non la forme, ni l'approche. Et puis, il y a le fait qu'Elle représente quelque chose pour moi, l'espoir de vivre, de respirer. Je me dois de la finir, pour Elle, pour lui montrer « mon âme ».
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