3.9.09

Hélène


Fusées: les fleurs dardent, là un regard, là le clair-obscure, c’est une âme décharnée, il y a la froide adoration d’un corps terrestre: le cheveux roux - un feu rouillé - le visage aimé, imploré, le visage d’une Hélène:


et parfois, parfois la silencieuse fracture d’un corps! La mort! La mort d’un soleil ébène

(Et voilà le calque presque parfait, l’ondulation d’une feuille, une valse-lune, c’est un ciel enfumé: -Quoi? La vie? La vie! qui perce son nid d’or entre le feuillage...)


C’est l’envers d’une tombe, le cou, plus blanc que l’hiver, et cet épaule hellène qui montre la fragilité d’une mer: l’étiolement.


! Nul baiser, nul main, nul regard pour me guérir du départ, du bruit fiévreux de la solitude

-« et la brûlure d’une âme »

Photographie: Annette Pehrsson

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