20.5.09

Icare

La fumée bleu de nos cicatrices qui brûlent comme des petits soleils en plein jour. Des silhouettes d'arbres surplombent nos manteaux du printemps et on s'écarte, et on s'évite, et on danse mal à l'air, mal à la terre et mal à la mer. Nos yeux circoncis troublent nos petites montagnes intérieurs. On invente un peu d'oxygène pour nos visages étiolés, nos tristes lèvres qui gercent à l'air froid de la lune martienne. Petites coupures de sang, petites fritures sur nos visages inconnues alors que nous dérivons sur nos minuscules continents privés. Laissez-moi, que je vous dis, laissez-moi dormir dans la tête des oies pour leur voler le secret d'Icare. 

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