
Quel vide! Là, au coeur. Et le souffle, le silence, la détresse et l'incompatible sentiment du bonheur simple des premières rayons de lumière et cette tension en moi, en tout ce qui me « touche ». J'ai si peu à moi! Qu'a-t-on réellement à nous? La vie? La mort? La joie ou la tristesse? Rien! On ne peut rien devant ce qui est!
Le mal est là, trop tard. On n'y échappe pas quand on est si loin de soi, si loin de ce qu'on aime. Aimer, aimer! Amer, amer! L'amour est à (la) mer. La solitude est là, grande, vieille, les ongles dans la chair. Elle est belle à épouser, elle est belle à combler.
À l'heure qu'il est, j'écris. Pourquoi j'écris? J'écris pour quoi? Pour qui? Pas pour moi, je sais déjà cette vulgarité, cette saloperie que j'ai aux poumons, qui me suce l'os. À l'heure qu'il est, je me suis insatisfait: la vie, mes petits membres, ma tête ronde, mon ventre de graisses, mes poches trouées, mes souliers sales, et la raillerie qu'ils se font à mon sujet alors que j'ai les yeux sur ce que j'écris. Est-ce que j'écris? C'est quoi écrire...
et merde, je manque de temps et de courage.. La suite une autre fois. Riez, hypocrites!
Peinture: La reproduction interdite, René Magritte
2 discussion(s):
J'adore ton blog.
Je viens de l'épouser.
Oh, merci! Il y a si peu à aimer ici... Merci tout de même. Qu'adorez-vous exactement?
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