6.12.08

2 - 6 décembre

Note à toi-même: 

Acceptes la vie, entière. Sois-y sensible, sans jamais retrancher une seule partie-bonne ou mauvaise. Gardes toujours la tête haute, n'ai pas peur d'être ce que tu es. Écris le plus sincèrement possible; sois sincère, s'il te plaît. Si tu aimes un jour, aimes cette femme comme si tu n'avais jamais aimer avant - et en vérité, tu n'as jamais aimé auparavant. Garde espoir, malgré tout et tout le monde. Si tu donnes, donnes encore plus. Juges une seule chose, l'injustice.  Travailles à rêver. 

~o~

Je ne contribue à rien dans cette vie. Moi en plus ou en moins, quelle différence au bout du compte? Je reste toujours aussi inutile à ma propre existence, aussi fade, aussi faux dans ce que je fais, je pense, j'écris! Même la comédie, je la fais d'une manière si pathétique. Je n'écoute que pour mieux me tromper, je parle que pour mieux mentir, je vois que pour m'aveugler, je ressens que pour mieux fabuler. Je n'existe à peu près pas. Je m'abîme sur des présences, des absences, des passions, des voeux. Je joue dans la barbarie du narcissisme, raturant mes cahiers de ces pensées qui ne veulent, en fin de compte, absolument rien dire. 

~o~

Hier soir, humeur agréable, alcool fort et faux rires. Suis-je heureux pour autant? Je veux dire, toutes ces soirées exécrables à jouer pourront-ils vraiment me sauver de cet état dans laquelle je suis dès que je me retrouve immobile dans ce lit, seul et souffrant? Vivre est une maladie que personne ne peut guérir. Pourquoi y changerais-je quelque chose? Et puis, qu'est-ce vivre heureux? Qu'est-ce que cela sous-entend, quelles sont les conséquences de cette existence dans la joie? Serais-je sauvé si j'arrivais à accepter la vie? À accepter cette socialisation, d'être un individu dans la société? Je ne saisi pas mon rôle ni ce que je désire faire dans ce monde. Suis-je socialement adapter à cette vie? De les voir tous rire, enjoués, presque heureux me met mal à l'aise car cela m'indique que je ne suis en rien comme eux. Frustration! Faiblesse! Je me réveille quand même avec un sourire pathétique sur le visage car j'ai senti une main hier soir, je l'ai vue me regarder et presque m'aimer, me retrouver.

Parfois, je me surprends à me dire qu'elle a un réel intérêt pour ma personne mais je détourne les yeux, je fais comme si je n'avais rien vu. Je suis si indifférent à sa sensibilité que cela peut être pris pour la méchanceté. Comment appartenir à sa vie alors que je n'appartiens pas à la mienne? Je dois lui avouer ceci: Je ne peux accepter de vivre dans ton absence mais je ne peux supporter ta présence si tu ne veux pas de moi. Je voudrais que tu sois la seule, la seule à m'aimer et la seule que j'aime aimer. Je ne te parle pas de l'amour, je te parle de la vie. Je veux vivre de toi, respirer en toi, confondre ton sommeil avec mon réveil. Moi, ce n'est pas de tes seins, de tes lèvres ou de tes mains dont j'ai le plus besoin; c'est de ta seule présence, de ce seul parfum, de ces seuls ébats de saveurs et de sensations qui me viennent en tête quand je réfléchie sur[sic] toi.