1.11.08
Sans titre
Le ventre gargouille d’un manque, j’ai faim de vos mains délicates, de ce nez que vous savez si bien faire rire, de vos regards qui accroche chacun de mes gestes. J’aimerais accueillir la maison de vos doutes et les apaiser du seul pouvoir de mes lèvres assoiffées de vous. Il y a toujours ce recul avant votre arrivé dans une pièce, comme si le temps et le soleil, cet immense jardin de lumières, retenaient son souffle pour voir la poésie de vos déplacements. Ce sentiment heureux sur mes joues lorsque j’hume votre présence après votre départ et ce désarrois qui s’ensuit! Je voudrais tant vous savoir. Connaître ce qu’il reste de vous après ce passage éclairé dans ma rétine. Tous les jours, vos départs pompent nerveusement la dernière image que j’ai de vous. Et j’attend avec cette brûlure au coeur. À votre retour, je serais toujours là. Devant cette fenêtre, à cette porte, à espérer vainement vous revoir.
dans/in
Carnet I