24.11.08

Férocité

Je vous vois avec ce ricanement féroce qui tâche le reste de votre pupille sèche. Vous passez et saignez en bas et en haut, à gauche et à droite. Votre peau a mal de ce long cisaillement du quotidien, de cette division, de l’égarement de vous en vous. Vous vous traînez sous les ombres grandissantes du squelette des arbres qui peuplent vos villes, vos constructions de fer, d’acier, de pierre, de bois et de vitre. Partout vous vous retournez mais vos élancements ne vous sauverons pas, vous le voyez bien. Vous seul et seul, vous esseulé. Alors à quoi bon, chercher votre ombre en peine dans la pénombre, elle s’est retiré alors que vous aviez le dos tourner.