15.9.08

sans titre

Je tourne et retourne ce cris d'ombres sur la moitié gauche de ton visage. Je lis les rayures lumineuses sur ton cou, c'était comme si cet été ne finissait jamais. Quand je t'ai vu ce jours là, j'avais les oreilles qui bourdonnaient Free Fallin' de John Mayer et je t'ai dis que je voulais acheté un album d'Otis Redding. Tu as souris sur le She's a good girl, loves her mama. Je ne savais pas ce que cela voulait dire avant de te voir le faire, sourire. J'ai fait l'indifférent mais tout le monde voyait bien que je m'éteignais de l'intérieur-des fantômes pathétiques de ces autres t'habillaient mais je n'avais plus qu'une envie, me refaire entier au son des respirations secrètes de ton monde. 

(...)

Il y avait l'aveuglement devant cet atoll d'or sur ton visage, éclaboussé par cet injurieux amas de ténèbres blanchies. Il y avait le lent déplacement de ces reflets colorés sur ton long cou et l'album discret des gestes furieux mais tendres de mon amour anonyme... 

C'était un si beau jour...