L'un optera pour le premier. Il survivra longtemps dans cet éternel acharnement, ces combats incessants qui le fatigueront bien vite. Bientôt, il abandonnera et se rangera du côté de l'indifférence. Il n'agira plus que pour agir, par nécessité. Le sentiment se vendra au plus offrant. Le mensonge aura alors triompher.
Le second acceptera qu'il n'y a pas d'amour. Il acceptera qu'un homme et une femme n'ont pas besoin de vivre dans un conflit qui les écarte de ce qu'ils sont. Le mensonge n'aura pas sa place. On ne se cachera pas que nos besoins sont différents. Que nous sommes de deux dimensions opposées. Comme le pole positif et négatif, la différence ne veut pas nécessairement dire qu'on ne peut être ensemble, du moins je le crois. Il faut agir avec le sentiment, non le besoin. S'il faut aimer, aimons l'humain non un homme ou une femme. Aimons avant tout l'autre dans ce qu'il a de humain, d'animal, de naturel.
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L'idée qu'on ne puisse m'aimer me hante. C'est un mur immense. Une plaie béante. Je me dois de me dire que je ne plairai jamais à tout le monde en même temps. Je me dois d'accepter que je suis ce que je suis. Ma solitude n'est pas un état ou une condition définie, c'est une vérité. Je suis seul.