Je veux dire par là que je me distingue nettement de leur approche et de leur vision de la littérature. D'autant plus que j'ai le sentiment troublant que plus j'essaie de me rapprocher de mes contemporains plus je m'éloigne de ce que je suis réellement.
Je conçois l'écriture comme un acte viscérale. Celle-ci doit être contre toute forme de pensée critique de la part de l'esprit. Ce sont les sens, et non l'esprit, qui doit se tenir sur une page blanche. J'ai une grande attente envers mes écrits; je les vois un peu comme Basquiat voyait ses tableaux, ce dernier qui les qualifiaient d'oeuvres anti-artistiques. Je voudrais appeler mes textes de l'anti-littérature. Je voudrais aller contre toutes ces normes littéraires dit nécessaires à l'écriture et explorer cette « liberté libre » de la création.
C'est pourquoi j'essaie, dans mes textes, de me sauver de ce que je considère nuisible, facultatif, inapte et plein du nombrilisme de l'écrivain afin de me vouer une seule chose, le message.
Car ce qu'on doit apprécier, ce n'est pas la création mais le message.