30.6.08

Alberta, O sweet Alberta


L’écriture n’est pas un acte volontaire.

Vous savez, je pourrais tout autant vous dire que je n’arrive plus à rien produire qui ne soit « présentable » et ça ferrait l’affaire. Alors, à la place d’écrire, je lis. J’ai entre autre beaucoup de temps pour finir l’immense(oui, parce qu'il y a quand même quelques 900 pages) Naissance et déclin des grandes puissances de Paul Kennedy. Il faut dire que ce bouquin, je l’ai commencé l’hiver dernier, je l’ai mis de côté, et puis je l’ai oublié. Pas qu’il ne soit pas intéressant mais c’est que voyez-vous, j’ai souvent la mauvaise habitude de lire tous pleins de livres en même temps et d’en finir qu’un, au bout du compte.

« Ce livre a fait l’effet d’une bombe los de sa parution. Best-seller instantané aux États-Unis puis au Japon, décortiqué dans les chancelleries du monde entier, Naissance et déclin des grandes puissances prend, en ce début du XXIe siècle, des allures de prophétie: et si l’Amérique, superpuissance incontestée, se trouvait aujourd’hui à la veille de sa chute?»(Naissance et déclin des grandes puissances, Paul Kennedy)


L’endos du livre laisse songeur et m’a immédiatement interpellé pour la simple raison que je sais, vous savez, nous savons que cette chute de la toute puissante Amérique est pour bientôt. Dans ce livre, Paul Kennedy nous explique comment les différentes empires sont nés et comment elles ont disparu. Les premières pages débutent avec les débuts de l’empire des Habsbourgs puis voilà, la machine politique décolle et Paul Kennedy en est l’observateur méticuleux avec l’aide de divers documents de ses collègues historiens, économistes, philosophiques, etc.. Il retrace ainsi environs cinq siècles de l'Histoire (avec un grand H), ce qui est impressionnant quand même!

Voilà donc ce qui occupe mon temps. Il y a aussi les différents essais de Rousseau dont je me suis donné le devoir de lire d’ici le début des cours. Voici un extrait qui m’a beaucoup fait réfléchir:

« Aujourd’hui que des recherches plus subtiles et un goût plus fin ont réduit l’art de plaire en principes, il règne dans nos moeurs une vile et trompeuse uniformité, et tous les esprits semblent avoir été jetés dans un même moule: sans cesse la politesse exige, la bienséance ordonne: sans cesse on suit des usages, jamais son propre génie. On n’ose plus paraître ce qu’on est (...) On ne saura donc jamais bien à qui l’on a affaire: il faudra donc, pour connaître son ami, attendre les grandes occasions, c’est-à-dire attendre qu’il n’en soit plus temps »(Discours sur les sciences et les arts, Rousseau)

Rousseau est tant qu’à moi un peu injuste envers les sciences et (surtout avec) les arts. Pour lui, le vice est née des arts. Son raisonnement est néanmoins intéressant car il permet peut-être de rétablir la place que doivent occuper les arts et les sciences.

Pendant ce temps, dehors, le soleil se moque de moi. La chaleur devient étouffante. L’été est bel et bien là, les amis. 

Espérons que l’écriture viendra aussi.