25.4.08

....Z [ white chalk ] / Metal Heart issue

(-) Z: Le ciel s’est renversé dans ma coupe et je l’ai bu! Les anges m’en voudront pour des siècles et des siècles, amen. (-) Z: J’ai cru, dans la torpeur du jour, m’évader de ton emprise audréique. Rien à faire, on n ‘oublie pas une chatte comme la tienne. Elle me hante...(-) Z: Riez, misérables. “Je n’ai même pas peur!” J’ai toujours un plan de rechange. Une vie en vaux bien une autre. Je mourrais (quand?) dans celle-ci pour renaître dans l’autre, et je reviendrais avec des membres de Fer, les femmes m’aimeront de ce même amour qu’on ne réserve qu’aux dieux et aux héros, je serais un homme comblé, soixantes-douze vierges me limeront le gland et me caresseront les noix. Ce sera une orgie, l’orgie des âmes damnés. Et l’enfer aura un nouvel ange. Plus nègre. Plus terrible que le premier. (-)Z: “Fais moi l’amour”, “Maintenant?”, “Oui”, “Je sais pas.”, “Tu n’aimes pas mes seins?”, “Non, c’est pas ça. C’est que j’ai toujours voulu être lesbienne”. (Allégorie de l’homme lesbien) (-)Z: Oh, je sais, on ne mendie pas avec des “aimez-moi, s’il vous plait”. Oh, je sais, les gens se foutent pas mal de savoir s’ils sont heureux ou non. Mais et moi, pourquoi toujours vouloir savoir? (suis-je heureux? le suis-je vraiment? etc...) Pourquoi toujours désirer, appréhender, bander (!) rien qu’aux regards qu’on me lance entre deux stations? Pourquoi ai-je oublier son/ton nom? Marie.. Marilyne?... Marily? Dites moi, suis-je un extrahumain? (Z)-: Je brosse ici un tableau de l’âme humaine, le voici: Ainsi je vois l’âme humaine: belle et grande, plus féminine que masculine, car la Femme est une âme dans son plus simple atout. Si vous humez, vous sentirez un parfum sensible et touchant, et vos yeux, s’ils peuvent se poser sans broncher sur sa silhouette, peuvent voir un corps cultivé et fort, saint. Tout en elle vous bouscule et vous oblige à courber les yeux. Ses gestes sont tantôt calmes, tantôt violents, mais d’une violence pleine de passion pour l’acte en lui-même. Elle n’a de défaut que pour ceux qui n’arrivent en rien à la voir. Et pourtant, son coeur ne bat plus aujourd'hui. La blancheur de sa peau est celle d’un cadavre et ce que, tantôt, vous preniez pour des taches de rousseur sont en fait une colonie de Mouches nauséabondes qui lui suce le sang. Ses mains sont bleues, ses lèvres noirs. Un odeur fétide a remplacé son parfum enivrant. Son corps n’est plus qu’une masse informe et flasque. Là où on trouvait un coeur, on ne voit plus qu’un petit pois noir qui bat légèrement, remplissant ses artères d’un liquide noirâtre. Sa chevelure a pris les couleurs de la boue dans laquelle elle patauge. Son visage est crispé de douleur et de honte. Son souffle pue l’humanité nouvelle.

Z