26.4.08

: - ) / M e t a l Heart i s s ue

J’aimerais tant savoir sourire. Pouvoir bouger ces morceaux de viandes séchées et faire un U avec. Mettre de côté ces dents de lion qui me blessent à force de me mordiller la langue, à force de retenir les mots, de ne rien dire qui ait un sens pour quiconque, de miauler à la place de Rugirrrr face à soit-même. La crinière tombante, je serai nue dans la savane des hommes. On me gavera de carcasses dans mon sad sad zoo et on se passera le mot, riant de ma démarche désastreuse. -”Voyez comme il fait pitié le petit chat africain”, et ils ont raison de rire, c’est tellement Drôle un homme qui demande à être aimer... 

^-^

J’ai toujours froid. Partout que j’aille, je me retrouve toujours nue face à ma vie de désastre. J’ai commis le crime d’exister (...?) et pour cela, je m’exile dans des formes parasites de l’amour. J’aime les seins nues des danseuses car ils sont ce qui me rappellent le plus le bonheur de téter, d’être un enfant sans qu’on me demande de “vieillir un peu”, d’être plus “responsable” et arrêter de me plaindre pour “rien”. Toutes ces conneries me font mal, mais la douleur n’a jamais tué personne alors on s’en moque hEin?! on s’en tape nOn? on n’a mieux à faire qUoi?! 

>.< 

Il ne me restera rien. Bien sûr. Des vertèbres et quelques viscères. Le crépitement sourd de mes os. Le bruit métallique du sang qui remonte. C’est tout ce qu’il y aura/restera, que vous apercevrez de moi. Un jour, tout ÇA n’aura plus sa place et moi je serais (TOUJOURS) debout à vider de l’air----<*(0)*>----. À suer de peur/ de rage/ de stupeur/ d’incompréhension/ de tristesse/ de joie. (Mais vous, le changement ne vous fait pas peur.) J’empesterais! Ma chair tremblera. Au devant, le changement! Bête féroce qui mange les Hommes. 

Amenez-moi, amenez-moi que je vous dirais. Amenez-moi dans vos satanées oeuvres grotesques de l’existence. Amenez-moi pour que je puisse moi aussi me supporter, que je puisse, moi aussi, arrêter de vouloir me vider la tête et m’étendre sur l’autoroute. (À mimer la mort!) Amenez-moi, je vous en prie!, prenez-moi, délivrez-moi de ma damnation, mon errance de moi-même. Je veux rentrer à la maison et faire l’amour à une jolie fille moi aussi. Je veux dormir dans mon lit et sentir que dehors, il n’y a rien que du bon. Que les MONSTRES comme moi n’existent pas... 

“.......... PITIÉ!