23.7.07

La Beauté


« Un soir, j’ai assit la Beauté sur mes genoux./Et je l’ai trouvée amère./Et je l’ai injuriée. »(Une saison en enfer, A.Rimbaud)

Chair qui fond dans votre bouche. Chair qui finit dans votre estomac. Chair qui apaise vos vices. Chair sexuée. Chair damnée. Chair à chair comme tête à tête. J’ai l’âme qui appelle. J’ai l’âme qui cris. J’ai l’âme qui assourdit le monde. Saignements oral. Orgie intellectuelle. Beuglements physiques. L’ordre désordonné. Vices entre vos mains. Vices entre vos doigts. Vices entre les dents. Vices mécaniques. Vices pragmatiques. Mensonges calculés. Hommes désarticulés.

Mangez-moi. Finissez ce que vous avez commencé. Les chiens aboient mieux que vous. Hululez moi votre haine de moi. Hululez moi votre haine de ça. Hululez moi votre haine de vous. Sodomisez moi. La douleur ne m’effraie plus. Ce qui fait mal : c’est de vous voir feindre le contraire. Feindre l’existence. Feindre le monde dans lequel vous vivez. « Vous avez tué la beauté du monde ». Vous m’avez tuez, aussi. Vous. Chairs qui se déplacent. Chairs qui dégurgitent leur échec. Je n’ai plus rien maintenant. J’ai des bleus. Vos coups me blessent. Vos coups m’affaissent. Mieux vaut vivre à genoux devant des dieux sans visages-Rimbaud le premier- que debout à prier un Dieu sans nom. Amenez mon âme au purgatoire si ça vous chante. Je n’ai même pas peur. L’enfer m’a fait Homme. L’enfer c’est vous. L’enfer c’est toi. L’ENFER C’EST ÇA.

Attelez mon cœur, faites le marcher, courir, il avancera toujours la tête fier, les épaules élargies par sa souffrance, Nègre de ma vie vidé.