23.6.07

La cage humaine

Les rayons du soleil crèvent les stores et traversent la pièce sans tenir compte de mon regard morne et vide qui poursuit la direction qu’ils se sont fixés, quelque part, en haut, avant de descendre ici. Je dépose Regards et jeux dans l’espace de St-Denys Garneau. En me levant, j’arrache avec moi son

Je suis une cage d’oiseau



Une cage d’os
Avec un oiseau



L’oiseau dans ma cage d’os
C’est la mort qui fait son nid


Du coup, je me suis mis à faire le mort. À faire mon nid. Et voilà que j’écris, avec ces quelques rayons tapageurs dans le dos,

J’éternise le soleil,
sous cette chair cramoisie.
Je brûle.
Je me brûle.
Je fais le mort.
Encore, encore et toujours.