[Échange avec Arij]
Vous avez une belle plume, vous savez? Serais-ce imprudent de vous demander ce vous étudiez/faites dans la vie ? C'est là, je crois, une question existentielle. Je m'explique. La vie ne se limite-elle qu'à ce que nous "faisons" ou "étudions"? C'est un non-sens que de demander à une personne ce qu'elle fait de sa vie puisque, en réalité, sa vie n'est pas à son terme. Cela me fait penser au "comment vas-tu?". Tous s'entendent que c'est là des formalités. Pour moi, on est à l'ère des formalités. Signez ici, et là, dites ceci ou cela, votez une fois au quatre ans, prenez votre mal en patience d'ici-là. Voilà, indirectement, on en revient au coeur de ce que vous me disiez. La politique. Pour moi, celle-ci n'échappe pas aux formalités. Puisque vous parliez du langage, je crois qu'en politique plus qu'ailleurs, il dépourvu de toute profondeur. On nourrit bien son veau avant de le mettre sur table. De même, on nourrit bien une population engourdie pour ensuite se régaler de ses égarements, de sa nonchalance, de ses titubements avant de le voir s'écraser sur la planche à découper. À ce moment-là, Ceux-d'En-Haut se lèchent les doigts, la bave leur coule sur le menton. Le festin va débuté. Notez que je ne parle par ironie pour éviter le cynisme. L'ironie, encore, peu nous faire rire. Alors que le cynisme froid de nos intellectuels, lui, il me donne envie de gerber.
19.3.12
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