4.10.09

Mouvement des idées I

Il me semble que c’est là une clé vers la maîtrise d’une littérature nouvelle, celle du livre-âme, du « stream of counscieness » woolfien. Plus encore, le mouvement des idées pourra, à mon avis, permettre de centre le sujet de l’écriture sur la personne, non sur les actions qui découlent des pensées, mais des pensées qui accompagnent les actions. Il faut poétiser le roman et romancer le poème; rendre au théâtre sa part de vérité car il me semble qu’on a toujours établit cet art sur les idées s’affrontant à travers des personnages. Qu’on passe de l’action-personnage à la personne en action, de la pensée agissant. Il faut défaire ces vieux préjugés littéraires pour une nouvelle littérature, il faut mettre de côté ce besoin d’un lectorat et toucher l’âme, fonder l’âme, percevoir chaque chose comme il se doit. Le réalisme à travers le monologue intérieur? Ce n’est pas tout à fait cela. À la base, qu’est-ce qui compose le réel si ce n’est la réalité intérieure? La littérature active est une forme de censure de ce réel, il choisit de rendre des caractéristiques à un personnage sans réellement en comprendre l’essence. Voilà, il faut, en vérité, trouver l’essence des choses, l’essence des idées et des hommes. Agir? Oui, mais pour quoi? Pour qui? Agir? Non, c’est presque rendre immobile toute les choses: monsieur X qui ne fait rien, qui pense. Est-ce une histoire? Est-ce de la littérature? Oui, oui. Je vois, chaque jour, plus de romans qu’il y en a dans les bibliothèques. Je perçois, chaque jour, le potentiel littéraire d’une chose ou d’une personne et cette fascination m’éblouit, me pousse à écrire à travers le mouvement des idées.

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