« Dans une terre grasse et pleine d'escargots,
Je veux creuser moi-même une fosse profonde,
Où je puisse à loisir étaler mes vieux os
Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde.»
(Le mort joyeux, Charles Baudelaire)
Les jours n'en finissent plus de s'écouler. Tout vas si vite ici, je dois vieillir de 10 ans à chaque mois. Combien de temps me reste-t-il à vivre encore? Je l'ignore. Mon temps -ou ce qu'il me reste-, je le passe à « construire mon avenir ». Qu'est-ce que cela veut dire au fond? Cela ne veut rien dire. Il y a la mort. C'est tout. C'est la seule certitude qu'on doit avoir.
***
*
Peut-on réellement dire qu'on se connaît? Jusqu'à quel point sommes-nous ce que nous croyons être? Un miroir nous envoie notre reflet et nous nous disons que c'est cela: ce visage aigri, ce corps malade et oblique qui traverse la vitre, cette silhouette qu'on perd au coeur des villes nocturnes.
Je me retrouve parfois dans une foule et je me rend compte combien je suis seul. C'est peut-être pour cela que j'ai une peur folle de tout ce qui est rassemblement de masse, qui est sorties de groupe, conformités sociales. Le conformisme est une maladie. Elle tarie l'esprit. Nous devons tous agir d'une manière à ce que la société fonctionne. Quelques fois, j'ai le goût de hurler, de courir parmi eux et de les mordre, de traverser leur corps tremblotant. De me mettre nu dans un wagon de métro, de baver et cracher, de rire et de ramper au sol, la folie! Je serais vivant, fou!
Nous sommes nus dans ce monde sauvage, nous sommes morts.
***
*
(Improvisation à la guitare: La Mort joyeuse)
1 discussion(s):
Soyez indulgent.
La qualité d'enregistrement est vraiment médiocre.
Il s'agit en fait d'une improvisation musicale de ce qui me passait par la tête. Rien de vraiment professionnelle en somme..
Enregistrer un commentaire