J'ai cette « tristesse blanche » qui m'habite, je ne crois pas qu'il y aura un retour possible à l'état des derniers mois, des dernières semaines; les « crises » se font de plus en plus lourdes, de plus en plus longues, la dernière, celle du printemps, m'avait rappelée que la mort existe, que tous ces « événements » qui se produisent autour de moi, par moi, ou pour moi, et bien je n'ai aucun contrôle dessus. Je m'étais dis que c'était peut-être passager, mais voilà, il n'y a rien qui puisse réellement m'enlever de la tête ces pensées, ces manières. Il faut maintenant que j'éprouve la vie, que j'en approuve la pertinence même si tout en moi aspire à autre chose maintenant. Il y a tous ces projets, cette « vie à construire », tout cela, cette dérision. Qu'est-ce qui m'y pousse réellement? Je pourrai tout abandonner maintenant, oui, peut-être est-ce le mieux à faire, n'avoir aucune attente, tout laisser derrière soi.
Dernièrement, je n'ai pas pu m'empêcher de répondre à quelqu'un, simplement parce qu'il me dérangeait, avec une telle irritation dans la voix que je n'en étais moi-même blessé. Je ne peux comprendre cette colère sourde que j'ai, et parfois, souvent pendant une de ces crises, je sens la destruction de mon âme, toujours, ces pensées! L'écriture, pour le moment, est le seul plaisir, la seule porte de sortie. J'éprouve alors aucun intérêt à quoi que ce soit; tout ceci, je ne dit pas que c'est sans intérêt, mais il m'est impossible de m'y intéresser alors que je suis dans cet état. J'ai beau leur parler, ils n'éprouvent pas l'état d'attente, le sentiment que je n'ai rien ici, je n'ai aucune assurance sur rien. La vie est toujours ce doute, cette solitude qui fatigue, fatigue, fatigue.
Je ne sais pas ce que je vais faire, je n'en ai réellement aucune idée, mais tout ceci me fatigue, me fatigue, me fatigue. Peut-être qu'il n'y a que...