
Quel sot je fais!
Le mal est en moi. Je n'ai jamais été aussi si peu sage face à ce que je suis, à ce que je ressens. Je n'ai jamais été aussi faux dans mes paroles et dans mes actes que maintenant, devant l'adversité. Elle me crève le coeur, une autre. Pourtant, je le savais. Je veux dire, je pouvais le sentir quand je sentais que je n'étais à ses yeux que ça.
~°~
D'elle, je ne me souviendrais que son absence. Son départ, comme une porte qui claque. Il y avait tellement de bruits, il y avait Blood Bank qui jouait, mais ce silence, ce vide après! Tout avait perdu de sa valeur, de sa couleur, de sa substance. Il pleuvait. De minces filaments d'eau se sont insérés par force dans mes yeux . Je pleurais de l'intérieur. L'ironie, c'est que tu pensais que je t'écoutais, que j'étais avec toi, dans ta perte, dans ce secret que tu voulais partager. Tu parlais sans voir mon visage, sans voir derrière cette chair molle, sans voir ces étoiles en milles morceaux. Vois mes yeux, vois comme ils ont mal.
Me voilà maintenant seul plus que jamais; plus qu'hier, mais moins que demain. Rien ne sera jamais plus pareille. La marée de mes yeux a ravalé les dernières étoiles que tu m'avais laissées en me disant: « Ce n'est pas grave, je suis ici.» Mais, tu n'es plus ici. Tu n'es pas là, au coeur, ce pays dont tu ignores même le vrai nom, la vraie douleur.
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