
Vie.
Est-ce que la valeur d'une vie peut se mesurer? Peut-on dire que cette vie en vaux plus qu'une autre? Et Dieu, s'il existe, sait-il qui est qui, qui fait quoi? Lu ce soir:
« "Est-ce que Dieu est végétarien? Toi qui semble tout savoir."
"Je ne suis pas sûr de comprendre votre question."
"Vois ça comme ça, disons qu'il y a un serpent dans le désert et qu'il mange un rat. On n'en parle pas parce que c'est la chaîne alimentaire. Dieu n'a rien à y voir. Disons maintenant que tu es en Afrique et qu'un lion mange une gazelle ou quelque chose. Même chose: la chaîne alimentaire. Dieu n'est pas évoqué là non plus. Mais disons maintenant que ce même lion une semaine plus tard tue un être humain et mange cet être humain. Comment?! Dieu est soudainement évoqué comme si nous étions les seuls liens divins de la chaîne alimentaire ou quelque chose du genre?"»* (All Families Are Psychotic, Douglas Coupland, p.45)
Coupland est un auteur imposé dans mon cours d'anglais. Je ne regrette pas la lecture du livre qui se veut ironique (selon ce qu'on m'en a dit). Je ne connais que peu la littérature canadienne et c'est avec surprise que je découvre cet auteur. Cette scène entre Beth et Shw révèle un questionnement important: en quoi la vie humaine est-elle plus importante, plus nécessaire? Je dois me débarrasser de cet idée préconçue et égoïste, ma vie n'est pas plus ou moins signifiante que celle de cette chatte qui fouille dans nos poubelle à chaque nuit et qu'on chasse à coup de balais.
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Rêve. C. C. et moi, dans un appartement en plein coeur de Montréal, sur Mont-Royal. La radio allumé, avec nos derniers albums qui jouent. Il n'y aurait rien de mieux que de me savoir dans la même pièce que elle, à vivre, à dormir, à respirer et à l'aimer. Quelle impression qu'elle a sur moi parfois! Cette façon qu'elle a de rire ou de sourire, cette légèreté sur son visage. Cela suffit-il pour qu'elle m'aime? Et pourquoi devrait-elle m'aimer moi? Et moi, est-ce que je l'aime réellement ou bien comble-t-elle un besoin, un manque? Mais, à trop attendre de l'autre, on ne peut qu'être déçu. Qu'importe, attendre. Demandes d'admission pour l'université envoyés.
*Traduction personnelle.