19.5.08

Printemps

À L'AUBE DU SIÈCLE

Princesse des temples anciens, je me prosterne à tes pieds. À ton approche, le ciel s’est éteint et l’oiseau s’est tu. Ta peau frêle, seule, émeut le monde, douce Idole. Silence! Le monde est aux aguets, on cherche, on cherche: mais qu’est-ce donc cette mélodie qui chambarde nos coeurs? Ton nom, ton nom! Printemps de mon existence, veux-tu être mienne et rire encore une fois? Dis-moi, Princesse d’or, les raisons de mon coeur.

AU SOLEIL DE MIDI

Tumultueuse Entité sans nom, ton corps s’est agrippé à la peau qu’il me restait mais pourquoi n’ai-je pas ton coeur avec moi?

AU CRÉPUSCULE DU MONDE

Faim, soif. La chasse est ouverte. Les corps se (re)trouvent. Les corps (s’)ignorent. Ta main s’envole. Mon sourire se perd. Vous qui ignorez tout de la cruauté de ce sentiment étrange, appelez moi lâche. Je l’ai perdu, je ne l’ai pas connu, mon Idole d’hier. Son corps chaud repose froidement dans une tombe au bras d’un autre. Qu’on le lui dise -qu’on lui dise que je n’ai qu’elle dans ma vie. “Je t’aime A...”...