28.5.08

La réalité à propos de la vie sur la Lune

Publié le 10 juin 2401 par la Gazette du Monde,le journaliste américain Thomas Llyod enquêta sur les différentes recherches « peu conventionnelles » du géant Luno Park. Malheureusement, l’article fût mis à l’index et le quotidien dû se rétracté après avoir reçu une lettre du Gouvernement internationale. Thomas Llyod est mort dans des circonstances mystérieuses durant la semaine qui a suivit son entretient avec le docteur Edford. Quand à Mme Edford, elle a été portée disparue à la suite de l'entrevue.


Luno Park, comme beaucoup le savent, est l’entreprise la plus rentable des deux ou trois derniers siècles. Fondée par Tyller Hunt lors des premières installations de survies sur la Lune, Luno Park avait pour objectif de permettre une meilleur vie pour les valeureux concitoyens de nôtre chère État. Le projet était simple, faire construire un environnement habitable sur la Lune et y envoyer des scientifiques et leurs familles afin de préparer l’arrivée massive de certains citoyens nommées pour leur hauts faits envers nôtre Gouvernement. Béatrice Goudreau était là à la création du projet d’investissement à long terme sur l’industriel Luno Park. « Nous savions qu’à cause des changements climatiques, qui avaient atteints leur apogée durant la seconde moitié du XXIième siècle, le Gouvernement devait trouver une solution afin de permettre à certain nombre d’individus hors pairs une vie « ordinaire », loin des guerres pour le contrôle des ressources premières qui venaient à manquer. En 2120, le pétrole n’existait presque plus, les efforts conjugués des différentes nations ont permis la création des premières compagnies minières lunaires sous le projet Séléné, fondée par le cousin de Tyller Hunt, Dimitry Ruffleman. Séléné permis l’exploitation d’une ressource rare nommée hélium-3. » Il faut savoir que l’hélium-3 ne date pas d’aujourd’hui, ses particularités avaient déjà été observé par le passée mais sa rareté sur Terre en faisait une ressource limité, presque inutilisable. La seule façon de s’en procurer était de l’extraire sur la surface lunaire et de l'emmagasiner sur Terre. Il faudra donc attendre que le pétrole ne soit plus disponible en quantité suffisante afin que les différentes nations ne s’entendent sur un projet ambitieux qui sera nommé Séléné, en l’honneur de la déesse grecque. Ce projet, dirigé par le ministre Ruffleman, qui devint plus tard Conseiller en Chef dans le Gouvernement internationale, sera le moteur qu’emploiera Luno Park afin de légitimé sa création et son utilité. « Nous pensons que les mineurs et leurs familles méritent de connaître une vie semblable à celle qu’on a sur Terre. » dira son fondateur lors d’un interview à la chaîne CTI-4. Selon nos sources, les ambitions des deux cousins étaient claires: permettre l’établissement d’une station scientifique d’où on effectuerait des travaux jugées « illégaux » sur Terre. Alors que les conflits ne cessaient d’éclater d’un coin du globe à l’autre, Luno Park engageait de plus en plus de scientifiques et d’intellectuels et les envoyer vivre sur leur satellite. Jusqu’à dernièrement, on ignorait tout de ce qui se déroulait sur la surface lunaire hormis l’exploitation de l’hélium-3 et de l’existence d’une colonie composé d’un millier d’individus. Quatre jours avant sa disparition, le docteur Malicia Edford accepta une interview afin que la vérité soit connue de tous. Nous vous présentons en primeur un extrait de cet entretient:

Thomas Llyod: Nous savons peu de chose sur les activités de l’entreprise Luno Park, que pouvez-vous nous apprendre aujourd’hui?

Malicia Edford: Premièrement, contrairement à ce que l’entreprise laisse transparaître, Luno Park n’a pas à coeur le bien des citoyens de ce monde. Ni de l’autre, d’ailleurs. Vivre sur la Lune est un exploit, il y a quelques centaine d’années, cela était de la science-fiction. Aujourd’hui, on y mange, on y travaille, on y fait même des enfants. Pourtant, il faut aller au-delà de l’image que nous présente le Gouvernement et les actionnaires de cette compagnie.

TL: Que voulez-vous dire?

ME: La majorité des gens ici sont au courant des problèmes rencontrées avec certaines personnes qui avaient vécu une expérience de supraréalité. Toutefois, beaucoup d’entre vous ignore que ce projet, qui au départ était destiné à n’être utiliser que sur les délinquants de la société et les personnes jugées trop dangereuses pour y vivre, s’est largement répandue dans plusieurs parties du monde. Encore hier, on installait un de ces centres anti-violences à Johannesburg afin d’inviter les familles africaines « récalcitrantes » à s’y rendre afin de commencer le programme. Ces gens en ressortaient différents. Ils n’avaient aucune émotion.
 
TL: Vous voulez dire que ces machines qu’ont voient partout ont pour objectif de nous enlever nos émotions?

ME: Pas exactement, certains sentiments sont conservé, au grand profit de l’État; la peur, la crainte, l’obéissance et la loyauté en sont des exemples. Cependant, les gens qui ont vécu dans la supraréalité n’ont plus aucune émotions qui leur soit propre, ce sont tous des sensations et des réponses émotifs prédéterminés par le programme. Par exemple, vous et moi éprouvons la joie lorsqu’on vit quelque chose qui nous rend heureux, qui nous fait du bien. Une personne qui a vécu dans la supraréalité ne peut que ressentir de la joie lorsqu’elle sert l’État. Lorsqu’elle travaille, par exemple. C’est la raison qui explique pourquoi, malgré la vie médiocre qu’ont les mineurs sur la Lune, ils demeurent là-bas. Ils sont heureux d’être malheureux!

TL: Oui mais quel est le lien avec Luno Park?

ME: C’est simple, l’entreprise a pour objectif de nous donner une meilleure vie. Comment faire pour qu’on ne soit plus malheureux? Nous rendre heureux, malgré ce que nous vivons, malgré les famines, les guerres et les tueries qui ravagent nôtre monde. Si la Lune c’est l’enfer du paradis, alors la Terre deviendra le paradis d’un enfer grâce aux technologies développée par cette compagnie. Et ça ce n’est qu’un des projets dont je peux vous parler, d’autres études ont été fait pour contrôler notre volonté comme dans le cas de cette jeune fillette allemande qui...

[ La fin de cet article est manquant. Le dossier a été retiré des archives du quotidien. ]