24.4.08

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Je sais que la vie n’est pas une course mais j’ai hâte de finir. C’est étrange comme les gens font comme si tout allait (SI) bien, comme s'il n’y avait pas des gens avec de vrais problèmes, des gens qui pensent à mourir, des gens qui meurent, des gens qu’on tue publiquement. [ ---- On plante des bombes en Orient et on se réveille le lendemain, les yeux humides, à se demander ce qu’on a bien pu faire pour mériter une vie aussi médiocre, des amis aussi peu présent, des histoires d’amour sans but, des micro-ondes, des salles de bain, des sièges de toilette, des bagnoles, des télévisions HACH-DÉ, des ordinateurs, des portables. Tous ces produits de consommations (même les amis) qui remplissent nos vies mais qui nous rendent vide. On ferme les yeux sur les dépotoirs à ciel ouvert où des enfants grignotent leur déjeuner. On ferme les yeux sur les familles entière qu’on massacre à grand coup de “démocratie”. On ferme les yeux sur les esclaves sexuelles qui transitent entre Moscou et Paris, entre New-York et Mexico. Pendant que certains baisent des jeunes filles ou des jeunes garçons de 12 ans à Bagota et qu'on les nomme ministres, diplomates et avocats; de l'autre côté, on se masturbe sur des posters of a girl sans vie qui sourit avec un doigt entre les lèvres. Oh! God Bless l'Amérique!---] Je ne sais pas ce que j’ai derrière ma poitrine mais cela fait mal à force de me lever et de respirer. Je n’arrive pas à trouver un sens à tous ces secondes inutiles, à ces actes manqués ou manquants. À ces mots que j’aimerais vous entendre me dire, à ces silences que j’adorerais avoir quand vous me regardez mais vous parler pour ne rien dire quand c’est pas le temps et vous ne dites rien quand j’ai besoin de vous entendre me dire. Je suis un peu comme un soubresaut dans votre vie. Une chose qui n’a pas sa place dans ce paysage préfabriqué. Quand les fraises d'été tachent mes petites lèvres, je me dis que j’aimerais que ça soit du sang à la place et que je  puisse tomber au sol afin que quelqu’un, quelque part réagissent et me dise que tout va bien aller. Je rêve, comme quand j’étais gamin, d’avoir un héros, faute de pas avoir de père.