13.8.07

Sans titre

L’assaut est brutal. Moi qui me croyait forteresse placide. Rien n’étonne. Rien ne broche. Pierre sur pierre. Mais me voilà. Couché. Là. Dans cet étendu désert. Ce vide glacial. Mes mots pleurent. Tournure désastreuse pour une histoire banale. Moi qui croyait. Moi qui espérait. Moi qui. Les gens sont cervelles vides. Les gens sont cœur détaché. Les mots ne suffisent pas pour décrire. L’ignorance est mon don. On me dit trop sensible. Qu’y puis-je, avec ce cœur malade/ce cœur d’ange/ce cœur qui pompe.

C’est qu’elle a dit…
On devrait plus.
Non, je reviens sur mes paroles.
Et blablabla.

Moi, je n’y comprends rien. Peut-être suis-je sourd. Peut-être suis-je lourd. J’écrase. Avec mon ignorance. Mon envie. Mon dénie. Ma folie. Je ne partage plus ma vie. Partage plus mes passions. Partage plus ma raison. Quel raison ai-je d’ailleur? De lui en vouloir. Rien. Aucune. Elle est comme ces autres. Images déplacés. Visions troublantes ou troublées. Nul rancune/rancoeur. Je n’en ai pas la force. Ni même le plaisir. Je ferme la porte. Ferme l’écran. Ferme ma vie. J’y suis (totalement) étranger. À cette vie. Celle que je désire/que j’entrevoie/que je courtise.

Je voudrais vous dire, vous, Compagnons d’Enfer que

Je suis un être difforme,
la crasse me couvre le visage,
le cœur, l’âme, les mains, le corps
je vous suis (totalement) étranger
et jamais, non, jamais..
je ne trouverais être qui soit plus malheureux que moi.

Illusion qui se ferme. J’écris. Une réponse. Quelque chose. Je ne sais pas. L’espoir. Non. J’ai compris. Je ne feins pas. J’accepte. C’est dur. Le choc. Mais qu’y puis-je. J’assiste à la déchéance de ma vie sans y avoir pris ma place. Je guette. La fin.

Oh, misère! Triste vie miséreuse. Voilà. Je l’ai fait. La voilà qui s’en va. Et son monde qui la poursuit. Je ne dirais rien. Je n’accepte pas, ça vous le savez. Mais, je n’ai rien. Ni elle. Ni les autres. Ni moi. Battements de cœur. Le bras s’active. Voilà, ma mort me tient.