7.9.08

à Nina

Il y a des secousses silencieuses qu'on appelle amour, des ombres qu'on brûle hâtivement (avant que le soleil ne brise le ciel en deux) presque instinctivement. Il y a l'éclatement des sens, le tâtonnement timide des mains dans le noir, la trahison pénible des intimités secrètes. Il y a la chair qui habille la chair, la chair qui fait la chair. Il y a l'étirement sinistre des gestes répétitifs, le dévisagement de l'amour, l'abandon plaintif du premier regard.

Et enfin, il y a le réveil brutal.

          "c'est comme ça qu'un je t'aime assomme et ennui."